Alors, cela faisait un petit moment que je voulais m'exprimer sur la question. Je vous préviens d'avance, bien que je tente de rester objectif, mon choix se porte indéniablement en faveur du oui. Oui à quoi? A l'indépendance de l'Ecosse.
Demain, le 18 Septembre 2014, se tiendra le référendum pour le vote de l'indépendance de l'Ecosse.
C'est un beau rêve, un rêve qui à plus de 300 ans pour dire. Du moins
c'est ce que je me disais, moi, fervent partisan du "Aye" ( oui, en
Gaël Écossais ). Après maintes recherches, lectures de discours contre
et pour, je me dis que cette indépendance est finalement possible.
- Novopress a écrit:
Les relations entre l’Ecosse et l’Angleterre ont été marquées pendant de nombreux siècles par de durs conflits entre les deux pays. Il y a exactement 700 ans, en 1314, William Wallace et Robert Bruce – qui avaient réussi l’exploit de fédérer les clans écossais – repoussaient triomphalement les armées de l’envahisseur anglais et offraient ainsi à l’Ecosse son indépendance. Mais le XIVème siècle a réservé bien des batailles entre les deux armées tant et si bien que l’hostilité entre les deux nations est toujours restée vive.Aujourd’hui, l’Ecosse bénéficie déjà d’une autonomie déjà bien institutionnalisée : parlement régional, pouvoirs en matière judiciaire, politique économique… Mais c’est surtout sur le terrain identitaire que les Ecossais souhaitent se démarquer de leurs voisins anglais.Descendants des Scots, les Ecossais aiment à se rappeler le soir autour d’un bon whisky tourbé les figures héroïques telles William Wallace ou Robert Burns, les jeux traditionnels (lancé de pierre, tire à la corde, …) qu’on retrouve particulièrement lors des « Highlands Games », musiques traditionnelles teintées de cornemuse et jouées en kilt, légendes mystiques sur les créatures qui hanteraient les lochs… Tant et si bien que l’Ecosse apparaît incontestablement comme une terre d’identité vivante qui attire des millions de touristes par an.L’Ecosse et la France sont deux nations amies dont l’union a été marquée par la « Auld Alliance », qui remonte au XIIème siècle et qui constitue une entente tripartite (avec la Norvège) contre l’ennemi juré et partagé, l’Angleterre. C’est à ce titre que je me suis intéressé à la question de l’indépendance écossaise ; et je serai sur place jeudi prochain pour vivre l’événement avec le Peuple aux tartans !
Financièrement.
Ce sont les principaux arguments des partisans du contre. Et pourtant
ce n'est que de la poudre aux yeux. j'ai attentivement lu le long
plaidoyer de J.K Rowling (maman de Harry Potter) qui a fait un don de 1 million de livres pour la campagne en faveur du non.
(cela dit Hagrid dit OUI, cherche l'erreur^^) j'ai lut ses arguments,
ils m'ont fait douter, je me suis questionné. Cette femme vit en Écosse
depuis maintenant 20 ans et je me demandais quelles étaient ses
motivations pour refuser son indépendance à sa terre d'asile.
J'ai
pensé: "Il est question d'impôt, de peur d'une taxe supplémentaire due à
une possible "phase d'adaptation" du pays, une fois qu'il sera
indépendant". Mais pour J.K je pense qu'il est davantage question de peur. Le confort de ce que l'on connait et la crainte de l'inconnu. Ce sont des peurs naturelles. Et sans méchanceté, je pense qu'il faut être aussi têtu qu'un Écossais pour ne pas craindre un futur incertain, pour l'aventure et goût du risque, tel un acobite en quête de "liberté"!
Puis
je suis tombé sur un article plus étayé, plus objectif, devrais-je
préciser. Ce qui fait avant tout chier l'Angleterre. c'est que 90% du
pétrôle se trouve en possession des Ecossais, car sur son territoire (
oui, oui, vous avez bien lut: 90%).
Citation:"Une des plus sérieuses pierre d’achoppement entre
Londres et Edimbourg concerne les ressources en hydrocarbures. En
effet, 97% des réserves pétrolières du Royaume-Uni et 58% de ses
ressources gazières sont concentrées dans les eaux territoriales de
l'Ecosse, en mer du Nord, note Slate. 20% du PIB écossais dépendrait
alors de ces ressources, souligne Libération, et le pays pourrait
utiliser cette manne pour financer les politiques sociales qu'il entend
mener, mais aussi baisser les impôts. En guise de sanction, le
gouvernement central envisagerait d'arrêter la construction de ses
navires de guerre dans les chantiers navals de Glasgow, rapporte Le
Figaro. De son côté, le gouvernement écossais (anti-nucléaire) pourrait
riposter en exigeant le retrait des sous-marins nucléaires britanniques
qui croisent dans ses eaux".
Quelle belle hypocrisie!
Tous
ces arguments d'identité nationale, d'écartèlement des cultures et co.
ce sont des foutaises - une hypocrisie somme toute, Anglaisement politique
( ne mettons pas tous les anglais dans le même sac que leurs gouvernements,
hein ^^) - Il est aussi question d'armes nucléaires présentes sur le sol
Écossais, dont le rapatriement couterait trop cher à l'Angleterre.
Politique.
Le bénéfice de 2000 milliards de livres de l'UK en 2013 ( dont 16
milliards, imputables à l'Écosse) est ce qui en fait le 6 éme pays le
plus riche du monde. Si l'Écosse acquiert sont indépendance, ce 6 eme
rang reviendra au Brésil ( olOl). _ Le drapeau de l'UK devra être
modifié: c'est un détail sur lequel ils peuvent transigé, mais si les
séparatistes Écossais font du bruit, il est possible que le bleu du
drapeau UK vire au noir. _ Les médailles gagnées aux jeux olympiques.
L'angleterre perdra également de sa superbe, quand les athlètes Écossais
qui leur auront permis de gagner en prestance sur le plan sportif,
embarqueront leur jolis prix dans leur pays d'origine. Et ne parlons pas
de la question du pays de Galles qui attend les résultats pour commencer à négocier sa propre indépendance...
Monnaie.
Si l'Écosse gagne son indépendance, la question de la monnaie se
posera. Euro, livre écossaise ou livre anglaise? Qu'importe la décision,
la livre anglaise sera dévaluée de toute manière.
En conclusion:
je ne peux pas affirmer que l'Écosse sera indépendante, qu'elle y
parviendra du moins. Mais un chose est certaine, si les partisans du non
et les "sans opinions" étaient encore en grand nombres il y a un ans.
Ces derniers mois ont vu explosé le pourcentage des YesScotland dans les
sondages, jusqu'à 47%. Il y a donc de l'espoir. Le rêve est possible. je
ne dis pas que les choses seront facile, qu'ils s'en sortiront sans une
égratignure, sans petits tracas financiers, sans anicroches politiques,
mais cela en vaut la peine. L'histoire devrait toujours finir par "ils
vécurent heureux". On y croit. Si les Écossais sont connus pour leur
opiniâtreté légendaire ( Plus de 4 soulèvements Jacobites si ma mémoire
est bonne ^^), c'est qu'un possible non ne leur fera pas peur, ce ne
sera pas encore la fin de l'histoire. Le combat continue. On y croit!
Donc,
je ne vais pas m'étaler plus avant, je vous laisse faire votre propre
opinion, avec pleins de petits liens pour ou contre ci dessous.
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